Retour à l'actualité

Événements des années 2004 / 2005

FORUM : Les folklores imaginaires

On pourrait parler d'archéologie musicale lorsqu'une Suvre entreprend d'exhumer les restes, les ragments dispersés d'une culture perdue ou en voie de disparition. Telle fut, par exemple, la visée de Bartó k dans nombre de ses partitions : garder, magnifier, au sein de l'écrin de l'orchestre symphonique, l'authenticité et la pureté d'une tradition populaire.
Comment nommer, en revanche, l'invention qui de toutes pièces crée un folklore imaginaire ? Chez Jolivet, chez Varèse, on entend pour ainsi dire la naissance d'une fiction folklorique aux accents primitifs. Poursuivant cette lignée, le compositeur François-Bernard Mâche constate le divorce grandissant entre une musique savante de plus en plus marginalisée et une création populaire peu à peu remplacée par la consommation de produits standardisés et mondialisés. Il rêve, dès lors, « de l'utopie d'un folklore idéal où l'écriture, après avoir été fécondée par l'oralité, retournerait à une oralité créatrice, et à une diversification rompant l'entropie monotone dans lequelle plongent les produits industriels ».

SAMEDI 19 NOVEMBRE 2005, DE 15H À 18H30

Amphithéâtre

Si, dans certaines Suvres plus anciennes, François-Bernard Mâche tentait de redonner vie au grec ancien, dans Danaé (1970), en revanche, il dit avoir « employé une langue imaginaire ».
Pour Canzone IV (1968), c'est un processus complexe de transposition phonologique et syntactique qui est mis en Suvre, partant d'un sonnet de Ronsard pour arriver à un éclatement vocal fragmenté. Mâche montre ainsi qu'entre archéologie sonore et reconstruction philologique, il y a aussi place pour 'imaginaire.
Chez Maurice Ohana, l'on peut parler d'une imprégnation de diverses traditions musicales, provenant notamment de ses propres racines andalouses, dans un langage de plus en plus ouvert : il libère ainsi la gamme du carcan diatonique, le rythme de la barre de mesure et les techniques vocales de l'emprise du bel canto. Swan Song, cycle de 4 pièces écrites en 1989 pour Musicatreize, illustre bien cette indépendance d'esprit.
Oroïpen (1995), de Félix Ibarrondo, est un hommage à Maurice Ohana : ce chant de cris et de révolte, écrit par un compositeur « passionnément basque », traduit la volonté d'un homme de favoriser « l'expérience vécue sur l'abstraction et les systèmes ».

RÉSERVATIONS 01 44 84 44 84
www.cite-musique.fr   Mº PORTE DE PANTIN

Tarif plein : 17 €
Tarif -20% : 13,60 € Les étudiants, les chômeurs, les bénéficiaires du RMI, du RMA et du minimum vieillesse, les salariés qui réservent par l'intermédiaire de leur comité d'entreprise ou association du personnel.
Tarif -30% : 11,90 € Les titulaires d'un Parcours concerts.
Tarif -26 ans : 8 € Avec le carnet musique jeunes.



Retour en haut